13 février 2006

dossier A.O.C : les moules sont-elles de droite ?




Dans la situation actuelle de surproduction des produits de l'alimentation maritime, il est nécessaire de prendre en compte le facteur climatique et environemental.
Si la pêche connaît des jours difficiles, l'élevage de moules n'a jamais été aussi prolifique.
En effet, par l'entretien d'une certaine croissance sélective, dont les bénéfices profitent surtout aux plus grosses des moules, a tendance à éliminer tout simplement les plus petites moules, les plus faibles, celle qui ne peuvent pas suivre cette croissance.
Cette sélection naturelle regie par des principes de profit personnel, montre son efficacité quant au rendement de grosses moules au m2 dans les zones de croissance ne contenant qu'une très faible proportion de petites moules au départ, servant alors uniquement de moteur de croissance pour les plus grosses. Cette zone est alors définie comme "zone de croissance positive".
A contrario, les zones à forte population de petites moules, qui dégagent, par leurs actions sur le milieu, de gros profits qui vont directement aux grosses moules voisines, ne remportent qu'une très faible partie de la croissance. Ces zones sont appellées des "zones de croissance prioritaires".
L'équilibre étant conservé que si les zones des petites moules s'activent beaucoup au rendement pour assurer aux plus grosses moules une croissance positive.
Les deux systèmes de moules sont intrinsèquement liés :
La grosse moule a le pouvoir de diriger un grand nombre de petites moules.
Un grand nombre de petites moules à besoin d'être dirigé par une grosse moule.
Chaque moule à son rôle, même celle dont le rôle est de disparaître au profit d' une plus grosse.

Le changement observé ces 2 dernières années est le fruit d'un choix crucial dans le dévellopement des grosses moules :
si l'on augmente la population de petites moules par un relèvement du niveau minimal de croissance, il est possible de les guider vers un rendement accru dû au principe de "l'instinct de conservation personnel".
Ce surplus de rendement profite donc à un nombre encore plus réduit de grosses moules, qui peuvent assurer un surplus de croissance au niveau de leurs profits.
Il faut donc réguler la surproduction directement en régulant le nombre de petites moules.
Nous sommes donc, actuellement, dans une phase d'ajustement des petites moules :
si leur nombre ne peut varier qu'en augmentant, il est donc necéssaire de réduire leur petit profit personnel leur servant juste à s'entretenir au rang de petites moules.

Le plus grand nombre de petites moules se voit donc réduire son plus petit profit pour que le plus petit nombre des plus grosses moules puissent continuer à augmenter sa croissance.

Nous pouvons alors nous demander si cet équilibre peut être stable ?
Quand est-ce que la majorité des petites moules s'opposera à la minorité des grosses moules pour réclamer leur part de profit de la croissance ?
Qui guidera les petites moules à se rassembler : seule force valable pour faire s'inverser le rapport de force qui les lient aux grosses moules ?
Que ferons les petites moules, une fois à la tête de la croissance, si ce n'est mettre les plus grosses moules d'entre elles dans le rôle de faire des choix cruciaux dans le dévellopement des plus grosses moules qui assurent un équilibre global sur l'ensemble de la population des moules ?
Quant au climat actuel, basé sur la médiatisation, l'intimidation, la peur de l'autre, l'abrutissement des esprits par l'appauvrissement culturel, il n'est que le moyen habile, de notre époque, de contrôler la foule qui clame de plus en plus, de la laisser dans la torpeur un fait divers exacerbé ou dans l'absorption complète de son esprit dans la curiosité de connaître le dénouement d'un conflit de personne dû à une divergence de religion, de point de vue ou d'idées préconsues sur l'autre.
La sur-information à outrance en continue assurant la plus grande dés-information générale,
laissant à un plus petit nombre le pouvoir d'apprendre, de comprendre, d'analyser, d'interpréter, de critiquer et d'agir sur la répartition des richesses économiques, philosophiques et morales.

Au delà de la survie de l'espèce, la moule est curieuse, aventurière, voir guerrière si besoin est, très matérialiste, individualiste malgré son incapacité à vivre isolée, ce qui l'amène à vivre en micro-sociétés au sein de giga-sociétés surdévellopées. Menant ainsi des guerres de minorités au sein d'un reseau complexe d'une majorité de moules, qui elles, s'en foutent.

Patre Kalinka

2 Comments:

Blogger Patre Kalinka said...

cher Aliator,
tout d'abord merci pour votre soutien.
Votre question me semble tout à propos et il me semble aussi que le bigorneau devrait faire profil bas, car il a beau être petit et teigneux, il n'empêche qu'il porte de bien belles cornes d'auroch !
Et la semaine prochaine, ce n'est pas un petit bigorneau à nettoyage haute pression (car cher), mais bel et bien un gros poisson que je rencontre : M. le 2ème du PS ! suite à mon courrier d'alerte sur l'extinction de l'escargot ASF (comprenez : avec domicile fixe).
Affaire à suivre..

10:07 PM  
Anonymous Anonyme said...

Le problème est que l'on ne parle là que de moules du Nord mais si on ramène cela à la population mondiale de moules, le problème est encore plus grave puisqu'il faut ajouter les mini-moules qui ont bien du mal à survivre vu qu'elles doivent se partager une flaque d'eau et accepter de vendre leurs perles à un prix très inférieur au coût réel ! Ce qui est fou, c'est qu'elles sont encore plus nombreuses et dans une situation encore bien plus intolérable que les petites moules... quand ça va péter, ça va faire mal, je vous le dis ! ^^;

1:31 PM  

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