22 février 2006

La grippe aviaire: un coup des canards sauvages ?
















La grippe aviaire : un coup des canards sauvages ?

Depuis la nuit des temps,
l'homme est le meilleur ami du canard
Il a su profiter de cette ressource naturelle avec respect et modération.
L'homme sait gérer ses besoins et ne rit pas de la mort absurde et inutile.

Il y a encore 100 ans, l'homme élevait et vendait les volailles dont le quartier ou village avait besoin.4 catégories de 15 pièces chacune : poulets, poules, coqs, dindes suffisaient.

Aujourd'hui, un éleveur fait arriver à maturité 20 000 poulets en 3 semaines.
biensûr, la qualité de vie du poulet ainsi que la qualité de sa chair en prend un coup.
Ce qui permet, à chacun d'entre nous, de trouver au supermarché un poulet à prix compétitif à défaut de gustatif. Ce qui est, commercialement, bénéfique pour l'homme ne l'est pas sanitairement : mettez un virus là-d'dans, il en ressort 20 millions.

Mais voici Gilbert Levieux, grand physico-biologiste. Vous me direz : et alors ?
Et bien Gilbert Levieux est à l'origine de la crise planétaire. Parce qu'il en faut bien un et que c'est tombé sur lui.
C'est en 1960, que Gilbert Levieux met en évidence la mutation des virus de la grippe. (Ce sont des virus à RNA, RNA en 8 molécules distinctes, ce qui favorise considérablement les réassortiments génétiques. Le virus infecte la cellule vivante en liberant son ARN dedans. Ainsi, une cellule infectée en infecte une autre... et c'est la grippe pouvant aller jusqu'à la mort du sujet infecté.
Il est important d'étudier la structure détaillée du péplos, la capsule du virus . Il porte deux sortes de spicules, qui sont des glycoprotéines virales : les spicules d'hémagglutinine, en abrégé H, et des spicules de neuraminidase, en abrégé N. Ce sont des antigènes viraux. Ces structures jouent un rôle dans la multiplication virale).
Grâce à ce brillant homme, nous savons repérer tout un panel de virus de la grippe et ce n'est pas fini !

Rappellons-nous la grippe espagnole, la grippe asiatique, la grippe de Hong-Kong :

Après une épidémie de grippe, l'hiver suivant, la plupart des sujets ont des anticorps anti-H ou anti-N. Cela crée dans la population humaine une barrière immunitaire vis-à-vis du virus de l'épidémie précédente.
C'est alors que les virus influenza démontrent leur faculté d'adaptation, surtout les virus influenza A. Quelque part dans le monde, en Chine Centrale le plus souvent, il apparaît un mutant, un virus influenza A nouveau qui va pouvoir surmonter la barrière immunitaire, grâce à une modification antigénique de la neuraminidase ou de l'hémagglutinine.
Chaque sous-type nouveau remplaçant dans la population le sous-type précédent et créant une pandémie (épidémie de toute ou quasiment toute la population mondiale), puisque le virus est radicalement nouveau pour la population mondiale. Ainsi la dernière pandémie a été celle de Hong Kong en 1968.
Le réservoir des virus influenza A est constitué par les oiseaux aquatiques. Le porc, qui a des récepteurs à la fois pour les virus influenza A aviaires et pour les virus influenza A humains, est un hôte intermédiaire où se font les réassortiments génétiques. Les nouveaux sous-type A et donc les nouvelles pandémies naissent généralement en Chine rurale où voisinnent à l'étroit hommes, cochons et canards (cf menus des restaurants chinois).
Cependant, des passages directs de souches aviaires à l'homme sont possibles (grippe du poulet à Hong Kong en 1997 puis 1999) Il n'y a pas de virus influenza B animaux [avec la réserve que les phoques pourraient constituer des hôtes potentiels de virus influenza B] et donc pas de sauts pour les virus influenza B humains qui ne font que glisser. On a pu prouver récemment que la souche de grippe A espagnole de 1918 avait une origine porcine.
Une grande question à 2 volets : à quand la prochaine pandémie inévitable et quelle en sera la gravité (comme en 1918 ou comme en 1968 seulement ?).
La grippe du poulet à virus A H5N2 qui en 1997 a donné quelques cas d’infections humaines mortelles à Hong-Kong a fait très peur au début. Mais, ses capacités épidémiologiques chez l’homme se sont en fait révélées très limitées, peut-être grâce à l'abattage de millions de poulets immédiatement entrepris à Hong-Kong. Un nouveau virus du poulet, A H9N2, a infecté quelques Chinois en Avril 99. Affaire à suivre.


Merci M. Gilbert Levieux. Vous aviez raison, l'affaire est suivie aujourd'hui.
Malheureusement pour nous, M. Gilbert Levieux est mort d'une maladie nosocomiale contractée à l'hopital alors qu'il y allait pour une mauvaise grippe intestinale. Comme quoi, il n'y a pas que Pierre Desproges qui a bien été servi.

Ce rapport sur le virus de la grippe nous montre à quel point le sujet est redondant et presque prévisible par nos chercheurs en tout cas en ce qui concerne la constante mutation des virus et de leur effet sur la population mondiale.

La surproduction de masse, les dérives alimentaires et d'élevages intensifs, la surpopulation, ne sont que des facteurs agravants pour la propagation de ces virus.
L'uniformisation de la consomation alimentaire au niveau mondial provoque une accélération de la propagation des virus.

Mais qu'en est-il des canards sauvages, me direz-vous ?
Est-ce le soulèvement des espèces du genre cygnus contre la barbarie annuelle, au retour de leur migration, après avoir volés 12 000 kms,
qu'ils subissent de la part des chasseurs du genre homos connardus, après avoir roulés bourés 12 kms ?

c'est ce que nous verrons bientôt dans :

L'ARMEE DES 12 OIES
Patre Kalinka,
Pour le Petit Reporter.


13 février 2006

dossier A.O.C : les moules sont-elles de droite ?




Dans la situation actuelle de surproduction des produits de l'alimentation maritime, il est nécessaire de prendre en compte le facteur climatique et environemental.
Si la pêche connaît des jours difficiles, l'élevage de moules n'a jamais été aussi prolifique.
En effet, par l'entretien d'une certaine croissance sélective, dont les bénéfices profitent surtout aux plus grosses des moules, a tendance à éliminer tout simplement les plus petites moules, les plus faibles, celle qui ne peuvent pas suivre cette croissance.
Cette sélection naturelle regie par des principes de profit personnel, montre son efficacité quant au rendement de grosses moules au m2 dans les zones de croissance ne contenant qu'une très faible proportion de petites moules au départ, servant alors uniquement de moteur de croissance pour les plus grosses. Cette zone est alors définie comme "zone de croissance positive".
A contrario, les zones à forte population de petites moules, qui dégagent, par leurs actions sur le milieu, de gros profits qui vont directement aux grosses moules voisines, ne remportent qu'une très faible partie de la croissance. Ces zones sont appellées des "zones de croissance prioritaires".
L'équilibre étant conservé que si les zones des petites moules s'activent beaucoup au rendement pour assurer aux plus grosses moules une croissance positive.
Les deux systèmes de moules sont intrinsèquement liés :
La grosse moule a le pouvoir de diriger un grand nombre de petites moules.
Un grand nombre de petites moules à besoin d'être dirigé par une grosse moule.
Chaque moule à son rôle, même celle dont le rôle est de disparaître au profit d' une plus grosse.

Le changement observé ces 2 dernières années est le fruit d'un choix crucial dans le dévellopement des grosses moules :
si l'on augmente la population de petites moules par un relèvement du niveau minimal de croissance, il est possible de les guider vers un rendement accru dû au principe de "l'instinct de conservation personnel".
Ce surplus de rendement profite donc à un nombre encore plus réduit de grosses moules, qui peuvent assurer un surplus de croissance au niveau de leurs profits.
Il faut donc réguler la surproduction directement en régulant le nombre de petites moules.
Nous sommes donc, actuellement, dans une phase d'ajustement des petites moules :
si leur nombre ne peut varier qu'en augmentant, il est donc necéssaire de réduire leur petit profit personnel leur servant juste à s'entretenir au rang de petites moules.

Le plus grand nombre de petites moules se voit donc réduire son plus petit profit pour que le plus petit nombre des plus grosses moules puissent continuer à augmenter sa croissance.

Nous pouvons alors nous demander si cet équilibre peut être stable ?
Quand est-ce que la majorité des petites moules s'opposera à la minorité des grosses moules pour réclamer leur part de profit de la croissance ?
Qui guidera les petites moules à se rassembler : seule force valable pour faire s'inverser le rapport de force qui les lient aux grosses moules ?
Que ferons les petites moules, une fois à la tête de la croissance, si ce n'est mettre les plus grosses moules d'entre elles dans le rôle de faire des choix cruciaux dans le dévellopement des plus grosses moules qui assurent un équilibre global sur l'ensemble de la population des moules ?
Quant au climat actuel, basé sur la médiatisation, l'intimidation, la peur de l'autre, l'abrutissement des esprits par l'appauvrissement culturel, il n'est que le moyen habile, de notre époque, de contrôler la foule qui clame de plus en plus, de la laisser dans la torpeur un fait divers exacerbé ou dans l'absorption complète de son esprit dans la curiosité de connaître le dénouement d'un conflit de personne dû à une divergence de religion, de point de vue ou d'idées préconsues sur l'autre.
La sur-information à outrance en continue assurant la plus grande dés-information générale,
laissant à un plus petit nombre le pouvoir d'apprendre, de comprendre, d'analyser, d'interpréter, de critiquer et d'agir sur la répartition des richesses économiques, philosophiques et morales.

Au delà de la survie de l'espèce, la moule est curieuse, aventurière, voir guerrière si besoin est, très matérialiste, individualiste malgré son incapacité à vivre isolée, ce qui l'amène à vivre en micro-sociétés au sein de giga-sociétés surdévellopées. Menant ainsi des guerres de minorités au sein d'un reseau complexe d'une majorité de moules, qui elles, s'en foutent.

Patre Kalinka